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Vers une meilleure protection contre les inondations

Des travaux sont prévus sur les digues de la Garonne pour renforcer la protection des toulousains face au risque d'inondation.

Des ouvrages de protection surveillés de près

Un système de surveillance itératif

Les ouvrages de protection et plus particulièrement les digues font l’objet d’une surveillance régulière. Qu’elles soient en terre, revêtues de parpaings ou en brique, les digues subissent des dégradations au fil du temps, liées au vieillissement des matériaux, à l’érosion ou d’autres facteurs externes (création de terriers par des animaux, invasion par des végétaux, etc.).
Le dispositif de contrôle de l’état des digues se veut itératif : des rapports techniques approfondis sont réalisés périodiquement pour compléter les visites de surveillance régulières, les ouvrages font également l’objet d’une observation particulière lors des épisodes de crue. Et tous les dix ans, un examen complet des ouvrages est réalisé.

Pourquoi surveiller les digues ?

En cas de crue exceptionnelle, une digue fragilisée peut, de façon générale, être susceptible de subir deux phénomènes :

  • l'érosion externe : l'eau et la force des courants (> 2,5 mètres par seconde) « usent » la digue, des morceaux sont emportés par les flots;
  • l'érosion interne : l'eau utilise les cavités ou la porosité du sol pour pénétrer à l'intérieur de la digue. Une circulation d'eau se crée, traversant de part en part l'ouvrage qui se trouve alors fortement fragilisé.

Des travaux de renforcement engagés

Des études approfondies sur les ouvrages

Les digues de Toulouse ont été dimensionnées pour protéger les populations en tenant compte de la crue de référence de 1875 (8,32 m NGF au Pont-Neuf).  Elles protègent efficacement les habitants contre les crues les plus fréquentes. Toutefois, les effets du temps ont inévitablement fragilisé les ouvrages. Une série d’études ont donc été menées :

  • entre 2003 et 2005, un premier diagnostic des murs et des digues constituant les ouvrages de protection a été mené sous maîtrise d’ouvrage Ville de Toulouse ;
  • en 2009, une analyse préliminaire de renforcement des digues a été effectuée par la Ville de Toulouse ;
  • en 2010, l’État a engagé des études permettant d’actualiser le diagnostic initial, en intégrant notamment les résultats d’investigations géotechniques ;

Ces études de diagnostics, validées par des experts, ont permis de définir les travaux à engager qui portent sur les digues elles-même et sur le système de gestion des eaux pluviales (vannes et puits).

Ces travaux sécurisent les ouvrages sans élever le niveau de protection, déjà suffisant.

Un programme labellisé

Menés conjointement par la ville et l’État, ces travaux font l’objet d’une labellisation au niveau national au titre du Plan Submersion Rapide.
Obtenue notamment au regard de la qualité des études d’avant-projet réalisées, cette labellisation représente un levier financier; le programme global s’élevant à plus de 40 millions d’euros. Elle engage en contrepartie l’Etat et la ville à mener jusqu’à leur terme l’ensemble des travaux envisagés. La réalisation de la totalité des travaux est envisagée d’ici la fin 2020, cette durée étant toutefois dépendante de la capacité de financement de la ville de Toulouse et de l’Etat.
Une fois les travaux réalisés, la ville de Toulouse deviendra propriétaire de certaines digues.

En savoir plus sur la convention de transfert de propriété de digues

Une première phase de travaux a été engagée sur la période 2012-2015 :

1) la modernisation du système  de vannes et de puits pour un montant de travaux estimé à un peu mois de 10 M€ TTC sous maîtrise d’ouvrage de la ville de Toulouse, financée par la ville (60%), l’État (25%) et la région Midi-Pyrénées (15%).

La plupart des vannes sont ainsi doublées pour prévenir une éventuelle défaillance de la première vanne. Une douzaine de puits de pompage sont aménagées afin d'optimiser l'efficacité du pompage et améliorer les conditions d'interventions des techniciens en cas de crue.


Il sera désormais intégré à l'ouvrage
2) le confortement de cinq digues pour un montant de travaux estimé à un peu moins de 11 M€ TTC, sous maîtrise d’ouvrage État, financé par l’État (51%), la ville (40%) et la région Midi-Pyrénées (9%) :
•    3 digues en rive gauche (digue de Langlade, mur de l’Hôtel-Dieu et digue en terre de l’avenue de Muret)
•    2 digues en rive droite (digue de la rue de l’eau et quai de l’avenue Maurice Hauriou)

En savoir plus sur les travaux de renforcement des digues

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Des travaux de différentes natures selon les digues

Selon la nature des ouvrages (en terre, en béton, en brique…) et des fragilités identifiées, les travaux à réaliser peuvent aller de « l’entretien approfondi » aux travaux de confortement plus importants.

Carte des digues concernées par les travaux de la première phase

carte travaux

Tableau récapitulatif des travaux de renforcement de la première phase

Cliquez sur le nom de la digue pour découvrir les travaux

Nom de la digue Nature des travaux
Avancement
Digue de Langlade Confortement Travaux terminés
Mur de l’Hôtel Dieu jouxtant le Pont Neuf Confortement Travaux terminés
Avenue de Muret Confortement Début des travaux fin 2014
Port Garaud (rue de l’Eau et avenue M. Hauriou) Confortement Début des travaux fin 2014

Les travaux font préalablement l’objet d’études environnementales permettant d’appréhender les enjeux écologiques présents dans le lit de la Garonne.

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Langlade, première digue renforcée

plan aerien

La digue de Langlade, longue de 590 mètres et haute de 6 mètres, a été la première digue construite dans les années 50 (1955-1959) et aussi la première digue renforcée en 2012.

L’ouvrage présentait un mauvais état généralisé : galeries creusées par les rongeurs, présence importante d’arbres envahissant le parement côté Garonne, différence de perméabilité à certains points de la digue - et de sa fondation - liée aux divers matériaux employés.

 







Les travaux réalisés en 2012

Cette digue a été complètement rasée et reconstruite au cours du 1er semestre 2012, elle est désormais dotée d’un système empêchant la réapparition de terriers.
Un large chemin piétonnier a également été réalisé en bord de Garonne.

chemin langlade

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Le mur entre le Pont-Neuf et l’Hôtel Dieu

Accolé au Pont-Neuf, un mur d’une longueur de 15,5 mètres et d'une hauteur de 10 mètres est réalisé en briques foraines ; sa construction date du XVIIème siècle. Il a ensuite fait l’objet de travaux d’épaississement à sa base en 1938 à l’aide de béton.

plan aerien

Pourquoi réaliser des travaux ?

Ce mur ne présentait pas de fragilité réelle, mais subissait une végétation abondante, entraînant une dégradation du parement (dont quelques briques manquantes) et pouvant compromettre à terme sa pérennité.

Le bâtiment de l’Hôtel Dieu est quant à lui bien plus haut que les niveaux de la crue de référence de 1875 ; les ouvertures du niveau inférieur ont fait l’objet de travaux d’étanchéité et de rénovation durant les dix dernières années.

Mur

 

Les travaux réalisés en 2014

Les travaux réalisés au cours de l’année 2014 ont consisté à retirer la végétation et à rénover complètement les parements du mur, en tenant compte de la qualité patrimoniale de l’ouvrage (réutilisation de briques, mortier de jointement proche de l’ancien).

Travaux mur mur fini
Pendant les travaux Après les travaux

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La digue de l'avenue de MuretPlan aerien Muret


Une digue de 870 mètres de long

D’une hauteur de 8 mètres, cette digue en terre est revêtue de parpaings. Longue de 870 mètres de long, elle est située en rive gauche du bras inférieur de la Garonne, entre le pont Saint-Michel et le pont de la Croix de Pierre. Cette digue a été sollicitée lors des crues de 1977 et 2000 (crue trentennale).

 

Pourquoi réaliser des travaux ?

Le remblai du corps de digue est hétérogène du fait de la variation des sables, graves et limons. Sur le parement de la digue, des ouvertures et des dégradations de joints – accéléré par la présence de végétation - ont également été observées.

 





Les travaux

Le renforcement de la digue est prévu sur toute sa longueur, incluant des travaux de retrait de la végétation et de reprise des drainages.
Les travaux sur cette digue débuteront au 1er décembre 2014 pour une durée d’un an.
Le confortement de la digue côté Garonne consiste à :

  • retirer la végétation et nettoyer le parement existant,
  • créer un système de drainage équipé de clapets anti-retours,
  • renforcer le talus par pose d’ancrages scellés dans la fondation,
  • créer un masque étanche constitué de dalles en béton armé, avec des joints hydrofuges entre les dalles.

Côté ville, les travaux consistent à :

  • décaper le talus, poser un drain et un grillage anti-fouisseurs,
  • supprimer la végétation sur le talus aval (les platanes en crête seront conservés),
  • enherber le talus,
  • créer un espace en pied de digue nécessaire à l’entretien et à la surveillance de l’ouvrage.
  • récréer une limite physique entre l’ouvrage de protection et les propriétés privées des riverains.

Ces derniers travaux, programmés au début du deuxième trimestre 2015, sont définis en concertation avec les propriétaires riverains de la digue et la ville de Toulouse.
Le montant des travaux est estimé à 6,05 millions d’euros.

 

Conséquences pour la circulation

La digue sera fermée aux piétons et aux cyclistes entre les ponts Croix-de-Pierre et Saint-Michel à compter du 1er décembre 2014. Une déviation pour les vélos sera mise en place par l’avenue de Muret. L’accès piétons à la prairie des filtres sera maintenu pendant la durée des travaux, toutefois l‘accès aux berges sera interdit au public.

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Les digues de Port GaraudPlan Garraud

Une digue et un quai à conforter

Port-Garaud, en rive droite du bras supérieur de la Garonne est constitué de deux digues :

  • Une digue en remblai dite de la rue de l’eau avec des parements maçonnés d’une longueur de 235 mètres et d’une hauteur de 4 mètres,

  • Un quai en maçonnerie de briques en aval de la chaussée, et en béton avec revêtement de briques en amont de la chaussée d’une longueur de 174 m et d’une hauteur de 7 mètres.

Ces ouvrages longeant la rue de l'Eau et l'avenue Maurice Hauriou sont par ailleurs concernés par les opérations pilotes du projet « Grand Parc Garonne » porté par la Ville de Toulouse (création d’une continuité piétons/cycles entre la berge d’Empalot et le centre-ville).

 

Pourquoi réaliser des travaux ?

La digue en terre revêtue de parpaings de la rue de l’Eau présente un début d’affaissement du talus vers la Garonne, de la végétation colonise les parements. Le parapet de cet ouvrage mérite également d’être relevé.
Le mur de soutènement en brique de l’avenue Maurice Hauriou, construit en plusieurs étapes (partie basse très ancienne, partie haute datant des années 50) ne présente pas de protection efficace contre les risques d’affouillement.

 

Les travaux

Les travaux sur cette digue devraient débuter fin 2014 pour s’achever à la fin de l’année 2015.
Sur la digue en remblai de la rue de l’Eau, les travaux consistent à :

  • Mettre en place un rideau de palplanche en pied de digue,
  • Radoucir la pente et imperméabiliser le talus coté Garonne,
  • Rétablir le drainage et la filtration coté ville en amont du Pont Saint Michel,
  • Renforcer le parapet à l'aval du pont St Michel.

Le renforcement du quai de l’avenue Maurice Hauriou consiste à :

  • reprendre en sous-œuvre par micropieux l’ensemble du mur,
  • protéger le pied du mur côté Garonne par un rideau de palplanches à l’intérieur duquel sera coulé du béton pour faire face au risque d’affouillement.

Le montant des travaux pour ces deux ouvrages est estimé à 2,86 millions d’euros.

Conséquences pour la circulation

La circulation sur l’avenue Maurice Hauriou sera restreinte à certaines périodes du chantier. Une information préalable sera fournie aux usagers.


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